Visitez les veilles synagogues de la Galilée et vous vous rendrez vite compte à quel point elles appartiennent au présent. Ces ruines héritage des civilisations passées paraissent plus vivantes que jamais. Leur architecture évoque les traditions juives et témoignent d’une vie associative florissante à l’époque. Vous y découvrirez comment ces monuments, datant du troisième au septième siècle, reflètent la foi et témoignent de l’entraide communautaire à une époque où la plupart des juifs furent contraints de s’exiler de Jérusalem vers la Galilée.

 

Dans les hautes montagnes de la Galilée, se trouve au cœur du parc national, la synagogue de Bar Am. Sa façade en pierre de taille vieille de 1700 ans est encore quasiment intacte. De nombreuses synagogues semblables à celles-ci sont éparpillées un peu partout en Galilée. Elles sont toutes tournées vers le sud en direction de Jérusalem, une façon pour les juifs d’exprimer leur attachement à la ville sainte qui leur était alors inaccessible mais jamais oubliée.

 

 

Plus au sud se trouve le village de Korazim, construit sur les collines surplombant la Mer de Galilée et récemment restaurée par L’organisation responsable de la Nature et des Parcs  en Israël. On y trouve une synagogue en basalte noire ainsi que des maisons appartenant au village. Ici encore, la synagogue est le monument central de la vie du village comme en témoignent son architecture et ses ornements. On peut s’assoir sur les mêmes bancs en pierre que les fidèles de l’époque, y lire une inscription signifiant « Beit Knesset » (synagogue en hébreu), littéralement: “La maison dassemblée”. La synagogue de Korazim possède aussi une « chaise de Moïse » ou  s’asseillait le rabbin lorsqu’il faisait son sermon.

 

Autre témoin de la vie juive en Galilée, la synagogue blanche de Capernaum. Elle attire énormément de pèlerins chrétiens car cette ville est fréquemment citée dans le nouveau testament. A cette époque talmudique, juifs et chrétiens coexistaient librement comme en témoignent les nombreuses églises et synagogues qui y furent construites.

  

Trois des nombreuses synagogues de la région possèdent de fantastiques mosaïques multicolores: Hamat Tiberias surplombant la mer de Galilée, Beit Alpha dans la vallée de Jezreel, et Tzippori au cœur des montagnes de la Galilée

 

Elles possèdent toute un Zodiac, un symbole que les juifs ont emprunté à la culture Gréco-romaine environnante à l’époque. On y trouve aussi des signes astrologiques avec des inscriptions en hébreu ainsi que de nombreux symboles artistiques juifs dont certains font encore partie de la culture juive moderne tels que: le chandelier, le « lulav », « l’étrogue »  et le « shofar ». A Beit Alpha les visiteurs sont invité à découvrir l’interprétation de ces mosaïques grâce un projection audiovisuelle.

 

A Tzippori les mosaïques de la synagogue dépeignent Sarah et le sacrifice dIsaac (aussi représentée à Beit Alpha).

 

 

Les ruines des synagogues de Galilée témoignent, au travers de linteraction fascinante des symboles artistiques et des témoignages, d’une activité communautaire importante et d’une volonté de transmission évidente encore d’actualité aujourd’hui. Cette visite des synagogues de Galilée reste à jamais gravée dans la mémoire de ses nombreux visiteurs. 

Pas de postes.